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Tandis que les travaux s’achèvent, le pont Eric Tabarly, dernier né d’une série de 14 ponts et passerelles, attend sa mise en service. Avec son aspect de mini-viaduc de Millau, ce nouvel ouvrage qui enjambe la Loire a posé une problématique similaire pour son étanchéité : un tablier orthotrope métallique qui a demandé un produit et une mise en œuvre comparable.
C’est au printemps dernier que le ballet des barges sur la Loire a débuté : depuis le 11 mars, le pont Eric Tabarly est arrivé en pièces détachées, en provenance de Belgique. Ce fut d’abord un tronçon du tablier, puis un autre, puis la montée du mât central à partir duquel partiront les haubans, un pylône de 55 m de haut et de 350 t mis en place début juin. A la fin de ce mois, le troisième et dernier tronçon est en place. La mise en œuvre des haubans suivra en août.
Pourquoi un nouveau pont dans ce quartier de Malakoff et pour relier l’Ile de Nantes, traversant le bras de la Madeleine ? Parce que la métropole nantaise s’agrandit avec l’arrivée de 6 000 personnes environ annuellement, venant s’installer dans les 24 communes de l’agglomération. Urbanisation et croissance de la population imposent des déplacements qui s’intensifient et, lorsque la ville est construite de part et d’autre d’un fleuve, il faut développer les moyens de le traverser. S’y ajoute dans le cas du pont Eric Tabarly le développement de l’Ile de Nantes, l’un des quartiers de la ville en plein essor.
Le projet lauréat a été celui présenté par Marc Barani et Setec TPI, un pont conçu « comme un signal sur la Loire », avec sa pile unique, son tablier le plus fin possible (1,6 m) et son élégant mât. Long de 210 m et large de 28 m, le pont permettra le passage de deux voies automobiles, deux pistes cyclables, deux voies piétonnes et deux voies de bus en site propre. Au total, un investissement estimé 27 millions d’euros. |
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Etanchéité par gros temps |
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Etancher un pont comme celui-ci revient à solutionner la même problématique connue par Siplast pour le viaduc de Millau en 2004 : qualité du surfaçage du pont avant la pose du vernis d’imprégnation, nécessité d’un complexe enrobé + étanchéité léger, tenue dans le temps de ce complexe sur un tablier métallique qui provoque, plus qu’un support en béton, des forces inversées nécessitant une excellente souplesse de l’ensemble.
« Pour répondre à ce type de problématique, nous disposons d’un micro-enrobé spécifique, souligne Jean-Philippe Jacquelinet, conducteur de travaux chez Eurovia ayant piloté la phase étanchéité. Il s’agit d’Orthoplast, dédié comme son nom l’indique aux dalles orthotropes, constitué d’un polybitume à base de PA et ayant notamment comme propriété d’être anti-orniérant. » Sous l’enrobé, la membrane bitumineuse Hydroplast (équivalent d’un Parafor Ponts), fabriquée par Siplast, vient prendre place sur du Siplast Primer, enduit d'imprégnation à froid (EIF).
« Toute la difficulté de ce chantier a résidé dans les conditions météo, se souvient Jean-Philippe Jacquelinet. En effet, nous sommes principalement intervenus en novembre et en décembre, avec beaucoup de mauvais temps. Nous devions très vite poser le vernis d’imprégnation sitôt le grenaillage réalisé pour mettre à nu le tablier, afin que ce dernier ne rouille pas. Avant le grenaillage, les compagnons étaient obligés de sécher le support ! » La pose de la membrane s’est ensuite effectuée manuellement et mécaniquement. Enfin, l’enrobé a pu être mise en œuvre.
Le pont attend maintenant d’être terminé, livré et inauguré, ce qui est prévu dans le premier semestre 2011. |
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Fiche d’identité du chantier
Maître d’ouvrage : Nantes Métropole
Maître d’œuvre : Setec TPI / Marc Barani
Constructeur du pont : Victor Buyck Steel Construction (Belgique)
Entreprise générale : ETPO
Entreprise d’étanchéité : Euriovia
Produits Siplast :
• vernis d’imprégnation Siplast Primer
• membrane bitumineuse auto-protégée Hydroplast
(type Parafor Ponts) |
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