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Il y a deux ans, le bâtiment de la Direction Européenne de la Qualité du Médicament & Soins de Santé (DEQM) avait reçu une étanchéité autoprotégée. Le maître d’ouvrage a finalement pu réaliser son projet initial en intégrant une végétalisation sur une terrasse visible des bureaux et salle de conférence. Un point d’orgue heureux pour les utilisateurs et cohérent pour une construction classée HQE.
Dépendant du Conseil de l’Europe et situé à Strasbourg, la DEQM a pour mission d’élaborer une pharmacopée commune pour l’Europe, de garantir une qualité commune à toutes les catégories de médicaments proposés aux Européens et de développer les échanges de savoir-faire entre ses membres.
Pour recevoir les experts qui y travaillent, le Conseil de l’Europe avait retenu, lors du concours, un projet où les toitures avaient été pensées végétalisées. "Le futur bâtiment prenait place sur un ancien marécage, dans un quartier d’habitations individuelles, rappelle Colm Murphy, l’architecte du projet chez Denu & Paradon. Il s’agissait de respecter le cadre champêtre originel."
Pour des raisons budgétaires, ce choix initial fut abandonné au profit d’une étanchéité autoprotégée classique, nettement moins esthétique. Deux ans ont passé et cette option a finalement été remise en cause. Pour des questions d’image à l’international - le bâtiment recevant des intervenants du monde entier - mais surtout pour le confort visuel des occupants dont les bureaux donnent sur une vaste terrasse sans grand charme. Remplacer le revêtement autoprotégé par une végétalisation permettait aussi d’être plus cohérent avec le classement HQE du bâtiment. |
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Un résultat final qui change du tout au tout |
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"L’amélioration du bâti – et non sa rénovation – a été décidée avec l’ajout d’une végétalisation comme initialement prévu", se réjouit Colm Murphy.
Trois possibilités s’offraient alors :
mettre du tapis mais le résultat et l’entretien constituaient des freins ;
installer des bacs prévégétalisés ;
opter pour une végétalisation très luxuriante, qui aurait eu les faveurs de l’architecte mais impliquait un budget trop gourmand.
C’est donc le bac prévégétalisé qui a été retenu. "L’entretien est plus souple, il offre l’avantage de retenir l’eau et il est facile de changer tel ou tel bac s’il est défectueux, explique Colm Murphy. Quant aux propriétés thermiques du système, même si elles n’ont pas été mesurées, elles sont certainement réelles et confèrent plus de confort au bâti." |
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Un chantier en plein hiver |
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C’est l’entreprise MBE qui a été sollicitée pour réaliser le chantier.
Elle avait déjà réalisé l’étanchéité deux ans auparavant. "L’isolant et la dalle reprenaient bien la charge donc il était tout à fait envisageable de poser dessus les bacs sans enlever l’étanchéité existante", souligne Jean-Marie Vergne de MBE.
"Nous sommes intervenus de fin novembre à février, précise-t-il, autrement dit pas au meilleur moment pour ce type de finition. Les équipes ont même été obligées de déneiger avant de poser les bacs ! Mais finalement tout s’est bien passé."
Une fois la décision prise, il fallait faire vite : les 1 300 m² de Graviland-Pack ont été mis en œuvre durant un hiver rude et long. Le résultat a satisfait tout le monde et plus encore aujourd’hui car le sédum fleurit et embellit au gré des saisons. |
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